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Site Français consacré aux modèles réduits d'avions à l'échelle Cacahuète - French site dedicated to Peanut Scale aircraft models.
Article - §1
Idées Nouvelles venues d'Uruguay
Source
MRA 462 p.26,27
J. Wantzenriether
Auteur
Ulises Alvarez
Date
Mai 1978
Parties
§1, §2, §3
Mise à jour
11/06/2002


mra
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CACAHUETES

Idées nouvelles venues d'Uruguay

Mes travaux ont commencé par la recherche de matériaux pouvant remplacer le balsa (difficile à se procurer chez nous et d'un prix assez élevé pour nos bourses).

Ces recherches ont abouti à trouver des matériaux d'un coût nul et d'une technique de construction particulière grâce à laquelle j'obtiens un gain de poids et de résistance ainsi qu'un meilleur réalisme des structures:

Je m'explique: Le très polémique "Leningradec" que j'ai eu le plaisir de construire à partir du magnifique plan de René Jossien pèse 9,4 grammes sans gomme moteur et résiste, à l'égal de tous mes modèles, à la tension de la gomme même avant entoilage du fuselage.

Après entoilage je ne vernis pas, ce qui facilite la décoration que je réalise avec des plumes genrerapidographe à encre de chine indélébile.

J'avoue que sur ce modèle je me suis pénalisé sur le poids car je l'ai équipé d'un train d'atterrissage télescopique qui fonctionne et qui m'a évité les conséquences dues aux atterrissages violents, ainsi que d'une hélice à pas variable réglable.

Les performances en durée de vol se rapprochent à celles obtenues par Jossien malgré le handicap d'écheveaux en mauvais état.

Pour en revenir à mes recherches sur les "nouveaux matériaux" elles se sont surtout orientées pour obtenir ce que j'appelle des éléments de "haute résistance spécifique".

Résitance spécifique

Je définis la résistance spécifique d'un matériau Re, par le quotient de Re = R/P ou : R = Résis tance du matériau et P = son poids. Je considère quatre capacités de résistance pour un matériau: Rc = résistance à la compression, Rt = résis tance à la traction, Rto = résistance à la torsion, Rf = résistance à la flexion, avec ces résistances pratiques j'applique les résistances spécifiques correspondantes, Rec, Ret, Reto et Ref.

A partir de ces considérations j'ai fait l'expérience pour divers matériaux et j'ai comparé leurs rendements spécifiques avec le bien connu balsa. Je tiens à préciser que ces expériences ont un sens uniquement qualitatif et non quantitatif puisque je ne suis pas arrivé à vraiment faire un prix de revient des matériaux essayés; par contre je peux dire qu'un matériau à une Re plus ou moins supérieure à un autre, ou qu'il donne un système de structure plus ou moins efficace qu'un autre.

A ce stade il faut prendre en considération ce que j'appelle une structure efficace dans un aéromodèle et en particulier sur un modèle Peanut.

Contrairement de la construction d'un avion grandeur où la structure se calcule et se dimensionne en fonction des efforts aérodynamiques qu'elle doit encaisser lors des différentes manoeuvres de vol et d'atterrissage, nos modè les réduits doivent eux en plus, supporter les impacts imprévisibles dus aux bûches sur des surfaces dures et ceci à des vitesses normales de sustentation. La vitesse minimale de sustentation d'un modèle dont le profil d'aile possède un coefficient de sustentation maxi CzMax, avec un poids total P et une surface S est donnée par l'équation (1) dans laquelle d est la densité de l'air :
Vm = RAC (P/S) / (1/2 d Czmax)
RAC, c'est "racine carrée de"

Nous constatons que pour un même modèle dans des conditions atmosphériques identiques, Vmini de sustentation doit croître avec la racine carrée de son poids. D'autre part les conséquences d'un impact se mesurent, en fonction de l'énergie cinétique du corps en mouvement:
rappelons Ec = MV²/2 (2)
ou Ec = énergie cinétique, M = masse, V = vitesse. Observons que l'emploi de matériaux ou système de bas Re (Résistance spécifique) déterminent des modèles plus lourds en fonction de P = R/Re ce qui donne pour un plus grand poids une plus grande Vm (vitesse minimum de sustentation). En accord avec l'équation (1) et en supposant une plus grande masse M, en tenant compte des facteurs de l'équation (2) (énergie cinétique) nous pourrons déterminer les conséquences de l'impact. Il reste clairement que ce que j'entends par structure efficace, est celle qui amènera la meilleure résistance utile avec le minimum de poids. Je prie le lecteur de bien vouloir m'excuser pour l'avoir conduit à travers un si odieux raisonnement. En vérité je ne l'aurais fait si je n'étais pas convaincu que ces conceptions constituent les conditions essentielles dans l'art de construire des Peanuts.

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