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Site Français consacré aux modèles réduits d'avions à l'échelle Cacahuète - French site dedicated to Peanut Scale aircraft models.
Article - §2
Durée de vol
Source
MRA 453 p.12,13,17
Auteur
Gérard Porcher
Date
Août 1977
Parties
§1, §2, §3
Mise à jour
14/02/2003


mra

Charge alaire 4,3 gr/dm2 + caoutchouc + hélice + qualité de réalisation.

L’oiseau CANARI de Frugoli Jean-François (4,5 gr au dm2) 6 mm2 de section caoutchouc, vole 37 secondes, déroule au point fixe 45 secondes, 80 % de son énergie est utilisée mais son hélice n’a que 10 cm de diamètre.

Le LENINGRADEC de René Jossien, 6 gr au dm2 utilise 80 % de son énergie et vole 45 secondes avec 5,4 mm2 de section pour une hélice de 120 de diamètre mais fuselage court seulement 730 tours d’enroulement.

Durée de vol

Elle est conditionnée directement par le temps de dérou’ement du moteur caoutchouc cela paraît évident, mais en fait, c’est la hauteur sous plafond, généra. lement de 6 à 7 mètres qui oblige à limiter l’altitude atteinte, plusieurs solutions se présentent.

1) diminuer le nombre de tours, ce qui évidemment diminue le temps de vol.

2) changer l~hélice pour un pas différent semble jouer très peu sur la durée de vol.

3) diminuer la section du caoutchouc abaisse la charge alaire, entraîne une augmentation relative du nombre de tours mais l’écheveau se comporte très mal et fait des queues de cochon.

La tête entre les mains, chevelure hirsute, je me replonge dans les articles de Marcel Chabonat, René Bahout, Jacques Morisset, avec grand profit... et c’est là que la montagne accouche de sa petite souris.

La charge alaire ou Poids du modèle/ Surface de l’aile P/S, détermine la puissance nécessaire du vol, ici la section du caoutchouc.

L’hélice, intermédiaire entre puissance développée et altitude atteinte doit fournir le maximum de traction pour le minimum d’énergie emportée.

La section du caoutchouc fournit les tours/secondes à l’hélice qui transforme ces tours/seconde en vitesse, cette vitesse donne la portance qui elle, est diminuée par la charge alaire. La vitesse se trouve aussi diminuée par la traînée générale du modèle. C’est donc à ce petit transformateur d’énergie qu’est l’hélice que l’on demande le plus il faut qu’elle soit adaptée à la vitesse de vol du modèle, à son plafond maximum, qu’elle régule un moteur caoutchouc nerveux et inconstant et c’est seulement à ces conditions qu’elle-même a sa plus grande efficacité.

- Déroulement constant = efficacité de l’hélice

- Maximum de tours/seconde pour minimum de poids de caoutchouc

- Minimum de P/S et minimum de traînée générale pour minimum d’énergie embarquée

Cacahuètes : drôles de petites choses à gros problèmes

Essais au banc (figure 1) : c’est le moteur caoutchouc du Delane, freiné par son hélice de 16 cm au pas de 1,28 qui nous donne les premières courbes, 1125 tours maxi., les couples (Cm) sont relevés en cours de déroulement. Les tours au déroulement sont décomptés après un stop au temps voulu.

Au temps de déroulement zéro (1125 tours) vitesse de rotation nulle, l’hélice n’est pas lâchée, le couple maxi. est à 600 gr mm.

Au temps :

1” la vitesse de rotation passe de zéro à 37 T/s

3,7” la vitesse de rotation tombe à 22 T/s

6,25” la vitesse de rotation remonte à 36 T/s

10” la vitesse de rotation retombe à 20 T/s

17,5” la vitesse de rotation remonte à 23 T/s

On remarque sur la courbe des vitesses de rotation une oscillation au cours du temps de déroulement, qui s’atténue pour donner presque une droite en fin de déroulement.

Ces oscillations sont dues en grande partie à l’intertie de l’hélice en cours d’accélération. De cette énergie acquise, lorsqu’elle est arrivée au maximum de sa vitesse de rotation, elle en réinjecte une partie en redonnant des tours au moteur caoutchouc mais en en perdant elle-même. Ensuite elle repart pour une nouvelle accélération ces oscillations s’atténuent au cours du temps pour devenir nulles évidemment lorsque ce couple moteur devient nul.

Ce processus d’oscillation est d’autant plus nuisible que l’hélice est lourde donc d’une énergie cinétique importante et que le moteur est puissant.

Dans ce type d’équipage si l’on excepte les 10 premières secondes, les nombres de tours/seconde vont toujours en décroissant, ce qui est généralement admis et souhaitable dans certains cas pour le vol libre, mais en salle, il faut un déroulement constant dans la plus grande partie du vol et une adaptation précise du pas de l’hélice.

- un inconvénient majeur, on voit souvent des modèles de vol libre faire une perte de vitesse, après le départ dans les 3 à 4 secondes : cela correspond au creux de la vague sur notre graphique,

- un autre inconvénient que certains modèles n’acceptent pas, le virage à droite, cela est dû à l’effet gyroscopique de l’hélice lourde.

moteur Delanne
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